Une recherche dynamique et partenariale

La ligne forte de notre stratégie de recherche est de contribuer à une gestion intégrée de la santé animale, respectueuse du bien-être des animaux et de l’environnement. au sein de l’Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, l’ENVT bénéficie d’un statut d’associée renforcé.

La recherche à l’ENVT s’inscrit dans une démarche partenariale forte et complémentaire, majoritairement avec les partenaires institutionnels (Inrae, l’Inserm, CIRAD, l’UT3 Paul Sabatier, le CNRS et le CHU).

Les activités de recherche sont développées au sein de 14 unités de recherche/service ou technologique.

 

 

 

Chiffres clés

74
scientifiques ENVT
120
publications de rang A/an
14
unités de recherche
20
thèses d’université encadrées/an

Thématiques de recherche

Nos activités de recherche apportent des connaissances dans les domaines agro-vétérinaire et biomédical, au sein d’un continuum qui va de la santé de l’animal à la santé de l’Homme.

Comprendre les maladies pour une gestion intégrée de la santé

Notre environnement au sens large, comprenant les agents pathogènes, les toxiques, la conduite d’élevage peut conduire à un déséquilibre de l’homéostasie, induisant des pathologies, qui ont des répercussions sur la santé et le bien-être des animaux et la performance des élevages. Ces interactions entre l’environnement et l’hôte (microbiote, mécanismes de défense, génétique…), sont étudiées à différentes échelles du vivant, avec un continuum du moléculaire à la cellule jusqu’à l’animal, à la population au sein des élevages et des territoires.

L’ensemble de nos recherches visent à contribuer à :

  • la maîtrise des maladies animales ;
  • la protection de la santé publique, en particulier dans les domaines de la sécurité sanitaire des aliments et des zoonoses ;
  • la durabilité des élevages et la préservation de l’environnement, notamment par un usage raisonné des intrants médicamenteux et chimiques.

Les principaux axes thématiques

  • Maladies infectieuses et gestion de la santé animale

La connaissance des agents pathogènes vise à mieux comprendre les conditions d’évolution et d’émergence, les mécanismes de virulence, d’adaptation à l’hôte animal, de résistance aux anti-infectieux et antiparasitaires. Cet axe thématique rassemble les recherches sur différents agents pathogènes représentant un danger pour l’animal et/ou pour l’Homme, notamment virus à tropisme respiratoire (Influenza, Coronavirus) des espèces aviaires et de ruminants, bactéries (mycoplasmes des ruminants, E. coli), prions, parasites internes (nématodes, Besnoitia) et externes (insectes).

A l’échelle de l’animal, une meilleure connaissance de la pathogenèse des maladies infectieuses (facteurs de virulence, mécanismes immunitaires ou inflammatoires) permet d’identifier et évaluer de nouveaux outils de diagnostic ou de maitrise (vaccination). A l’échelle des populations, les connaissances produites visent à mieux comprendre les cycles de transmission, dans le but de prédire et maîtriser les émergences et de définir des leviers d’action préventive.

La recherche sur les résistances aux antibiotiques et aux insecticides et antiparasitaires vise à élaborer des stratégies de contrôle des infections à la fois efficaces, économes en antibiotiques et en antiparasitaires et innovantes.

Nos unités impliquées : IHAP et InTheRes, IRSD, InFinity, Neocare et ASTRE

  • Innovation thérapeutique et gestion de la santé en élevage

Nos unités impliquées : IHAP et InTheRes, IRSD et ASTRE

  • Pilotage de la santé et médecine connectée de précision

De nouvelles modalités d’interventions en médecine vétérinaire sont développées pour détecter précocement et finement des altérations de la santé et/ou de la production. Elles sont construites par des approches individualisées menées à l’échelle individuelle ou à l’échelle des populations (médecine de précision). Les objectifs sont d’améliorer l’aide à la décision sur des aspects de diagnostic et de maitrise (thérapeutique individualisée), à différentes échelles (agents pathogènes, animal, populations animales).

Nos unités impliquées :IHAP et InTheRes, IRSD et ASTRE

  • Améliorer la robustesse des animaux et la résilience des systèmes d’élevage

Les déterminants génétiques/chromosomiques des maladies ou de la robustesse des animaux, en combinaison avec des facteurs alimentaires sont des leviers essentiels pour la compréhension des maladies et la maitrise de la santé. En particulier, la connaissance des communautés microbiennes commensales ou pathogènes (microbiomes ou pathobiomes) permet d’optimiser les écosystèmes commensaux, notamment digestifs, et d’identifier des leviers de maitrise (utilisation raisonnée d’intrants médicamenteux, probiotiques, …). La recherche sur les résistances aux antibiotiques et aux insecticides et antiparasitaires vise à élaborer des stratégies de contrôle des infections, économes en antibiotiques et en antiparasitaires et innovantes, qui préservent les écosystèmes bactériens non cibles.

L’identification de verrous et de leviers pratiques des mesures de maitrise des maladies animales, en relation avec la gestion humaine des élevages est essentielle pour identifier l’impact économique des maladies et des mesures de prévention, dans le but d’éclairer les décisions.

  • Contaminants alimentaires et impacts sur la santé

Les recherches menées visent à mieux comprendre les effets sur la santé humaine ou animale, de l’exposition chronique à des contaminants alimentaires naturels ou industriels (mycotoxines, pesticides, migrats d’emballages, perfluorés…) à faible dose, éventuellement sous forme de mélanges et lors de phases critiques du développement (périnatale). Les thématiques abordées couvrent le devenir de ces toxiques dans l’organisme, la caractérisation des dangers associés à leur consommation (maladies métaboliques et endocriniennes,…) et leurs mécanismes d’action sur l’organisme.

Une recherche translationnelle et d’intérêt vétérinaire

Des activités de recherche translationnelle sont menées en néonatalogie des Carnivores (Neocare) et en partenariat avec l’Inserm, en médecine régénérative (cellules souches mésenchymateuses) (Restore), en neuroimagerie (ToNIC), en dermatologie et immunologie (InFinity) et sur les maladies chroniques (inflammation (IRSD) et cancer (CRCT).
Par ailleurs, l’utilisation des animaux (de laboratoire notamment) comme modèles pour l’homme, nécessite leur caractérisation phénotypique au travers l’établissement d’intervalles de référence (CREFRE).

Un axe de recherche La santé tout au long de la vie pour les carnivores domestiques est actuellement en cours de structuration. La mise en place de la cohorte Inspire de chiens, en parallèle d’une cohorte humaine et murine en partenariat avec l’Inserm (Restore) permettra de comprendre les mécanismes impliqués dans le vieillissement ou associés à une usure métabolique précoce. Elle constitue une réelle opportunité de construire une bio banque pour répondre à différents questionnements cliniques relatifs au parcours de santé des carnivores (Recherche clinique).


Recherche clinique

Lire notre page consacrée à la Recherche clinique.

Recherche responsable et éthique

Tous nos protocoles expérimentaux sont soumis à un comité d’éthique indépendant pour avis. L’ENVT accorde une importance de premier plan à la protection des données à caractère personnel qu’elle est susceptible de collecter et traiter conformément à la règlementation applicable en la matière, notamment le Règlement européen 2016/679 sur la protection des données (RGPD) et la loi «informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée. L’ENVT s’engage à promouvoir une conduite responsable et éthique en recherche :

Une recherche proche du terrain, au service des collectivités et des politiques publiques

Notre recherche vise à produire des connaissances fondamentales et appliquées. Elle s’appuie sur des compétences multidisciplinaires et sur la bonne connaissance “du terrain” de certains enseignants-chercheurs, ce qui permet :

  • un continuum équilibré entre des connaissances fondamentales et appliquées, pour contribuer à une gestion intégrée de la santé animale, jusqu’à l’aide à la prise de décision, au bénéfice de l’éleveur ou des politiques collectives et publiques ;
  • Une forte réactivité de nos équipes, notamment lors de maladies émergentes, comme nous avons pu le montrer lors de crises sanitaires (Influenza aviaire, coronavirus…).

 

Dans le domaine des sciences animales, l’ENVT transfère activement les connaissances acquises vers les professionnels, les entreprises et la société par ses activités de conseil et d’expertise.